Pour sa deuxième édition placée sous le patronage de l’Académie des beaux-arts, du Conseil économique, social et environnemental ainsi que du Mobilier national, Genius Loci a révélé pour la première fois au public le chef d’œuvre Art déco conçu par l’architecte Auguste Perret en 1932, au septième étage du 51, rue Raynouard, à Paris.

L’exposition-expérience Genius Loci L’Appartement d’Auguste Perret, sous le commissariat de Marion Vignal, invitait à découvrir ce bâtisseur qui voulait « faire chanter l’architecture », sous d’autres facettes, comme celles de designer, de décorateur, de grand amateur de sculpture, de musique, de poésie, et d’amoureux des chouettes et des anges. Son approche néo-classique du béton armé, la pureté de son esthétique aux références antiques, ainsi que ses grands thèmes d’inspiration étaient célébrés à travers les œuvres et les installations, pour certaines inédites, de 34 artistes invités, de la sculpture au parfum.

LE LIEU
Auguste Perret photographié dans son atelier, rue Raynouard
Immeuble d’habitation et agence, 51-55, rue Raynouard, Paris XVIe
Vue de l'escalier de l'agence
Vue du plan du 7e étage
Esquisse de la salle de bain
L’Appartement d’Auguste Perret au 51, rue Raynouard

Architecte visionnaire, pionnier du béton armé et entrepreneur, Auguste Perret signe avec le 51, rue Raynouard, sur la colline 
de Passy, une œuvre de maturité.

Il a presque 60 ans quand, en 1932, il installe son agence au rez-de-chaussée de l’immeuble et, au septième étage, son appartement privé, avec vue panoramique sur le ciel de Paris.
À cette époque, Auguste Perret a déjà construit notamment l’immeuble de la rue Franklin, le garage Ponthieu, le Théâtre des Champs-Élysées la salle Cortot. Il se prépare aux chantiers du bâtiment du Mobilier national et du Palais d’Iéna.

Les commandes spéciales
Plusieurs commandes spéciales inspirées de l’esprit de L’Appartement 
d'Auguste Perret ont été réalisées pour l'Édition 2 de Genius Loci.
Aldric Beckmann

À travers sa citation Ne douter de rien apposée sur les fenêtres de l’antichambre, l’architecte Aldric Beckmann a tenu à célébrer l’audace d’Auguste Perret et sa vision moderne de la constructionSon installation en forme de voilage, un panorama pixelisé du paysage urbain, venait en dialogue avec les tours de Beaugrenelle en vis à vis du bâtiment de la Rue Raynouard de l’autre côté de la Seine, expression ville verticale des années 1960 que Perret avait déjà imaginée au début du XXe siècle.

Daniela Busarello

Dans la salle à manger lambrissée de chêne, la peintre d’origine brésilienne Daniela Busarello a rendu hommage au bâtisseur à travers la délicatesse d’une œuvre sur gaze réalisée à partir de cire et de pigments issus de minéraux du sol parisien.

Thomas Devaux

Dans la salle de bain hexagonale qui ponctue magistralement l’enfilade de l’appartement, le plasticien Thomas Devaux a créé au-dessus de la baignoire un triptyque de totems en verre dichroïque et feuilles d’or, dont les reflets changeants jouaient avec les miroirs et les variations de luminosité de l’appartement.

Vincent Leroy et Jérôme Échenoz

En duo avec le plasticien Vincent Leroy, le compositeur Jérôme Échenoz a imaginé Ferroconcrete, 51. Ce mobile sonore composé d’enceintes et de lentilles de Fresnel invitait à une traversée aérienne du béton et faisait office de point d’orgue à la déambulation.

Atelier Ellena

Déployée à travers l’appartement, l’installation olfactive signée Atelier Ellena révélait de façon inédite des facettes secrètes de l’architecture. Une manière également de faire revivre l’intimité de la vie du couple formé par Auguste et Jeanne Perret, dite Perrette, dans l’appartement. Du vestibule s’échappaient les fragrances du parfum dénommé Perret, créé autour d’effluves de cuir, de livres, de journaux et de colognes pour homme, souvenirs d’un temps retrouvé. Auguste, le parfum créé par Atelier Ellena pour la salle de bain, évoquait l’intimité d’un couple autour du chypre, de l’œillet et des notes d’hygiène, autant de signatures d’une époque.

Constance Guisset

Au centre du grand salon, la designer Constance Guisset dialoguait avec le cercle blanc monumental dessiné au plafond par Perret à travers une applique en noyer et verre, sanglée à la colonne en béton, emblématique de l’esthétique rationaliste de l’architecte.

Théo Mercier

En clin d’œil à la passion de Perret pour la sculpture, l’artiste Théo Mercier a mis en scène dans les deux bibliothèques du grand salon un cabinet de sculptures où se mêlaient des œuvres, des fragments d’œuvres et des pièces archéologiques sorties exceptionnellement de son atelier.

Émilie Paralitici

Inspirée par les meubles à secrets dessinés par Auguste Perret dans les années 1930, Émilie Paralitici, directrice de la création et de l’image de Métaphores, a imaginé Latitude. Comparable aux mesures d’un cadran solaire, Latitude symbolise la structure de l’immeuble immobile et silencieux bâti par Auguste Perret, sur la façade duquel s’étirent les ombres au fil des heures du jour. Une marqueterie graphique de cuir et tissages d’exception habille les parements de ce bout de canapé en chêne et laiton.

Eugeni Quitllet

Baptisée Infinity Chandelier, l’œuvre digitale, sous forme de vidéo NFT, du designer catalan Eugeni Quitllet invitait le spectateur à pénétrer dans une nouvelle dimension. Un lustre infini apparaissait dans le halo blanc du grand salon reliant l’appartement parisien avec le ciel, dans un prolongement inattendu de l’architecture au cosmos.

Bruna Vettori

Dans la chambre, l’installation sur tissu de l’artiste brésilienne Bruna Vettori rappelait la passion de Perret pour la poésie. Intitulée La Permanence, cette œuvre calligraphiée se voulait une invitation à percevoir le mot comme élément constitutif de nos propres structures.

Pierre Yovanovitch

Fasciné comme Auguste Perret par les chouettes, dont il collectionne des sculptures de toutes époques, l’architecte d’intérieur Pierre Yovanovitch a conçu un fauteuil inspiré de cet oiseau, symbole de sagesse et de clairvoyance.

Infinity chandelier


Infinity chandelier – NFT
Par Eugeni Quitllet
Créée par Eugeni Quitllet à l’occasion de l’exposition Genius Loci, L’Appartement d’Auguste Perret sous le commissariat de Marion Vignal, l’œuvre NFT Infinity Chandelier dessine une porte d’accès vers la lumière. Inspiré par l’esprit du lieu du 51, rue Raynouard, chef d’œuvre de béton armé signé par l’architecte Auguste Perret en 1932, le designer catalan a imaginé un lustre monumental reliant la terre et le cosmos.

Dans un mouvement perpétuel, le lustre, symbole de l’énergie créatrice, surgit au centre du halo blanc dessiné au plafond du salon. A la manière d’un attrape-rêve, Infinity Chandelier se transforme à mesure de son évolution en un passage vers une autre dimension et propose une invitation à explorer la créativité de chacun et la puissance de notre intuition. Véritable hymne à l’inspiration, cette œuvre s’inscrit dans le prolongement des créations d’Eugeni Quitllet qui questionnent les lois de la gravité et les limites de la matière.

Infinity Chandelier est le premier NFT d’une série réalisée par Eugeni Quitllet.
L’œuvre est mise aux enchères sur la plateforme Load à partir du 13 octobre. À l’issue de cette vente, 20% du montant sera reversé à l’association La Source, créée par Gérard et Elizabeth Garouste, qui favorise l’épanouissement des enfants en situation de fragilité à travers la pratique artistique.

associationlasource.fr

Infinity Chandelier – 2022
Nft – pièce unique
Courtesy Eugeni Quitllet
Commission spéciale pour Genius Loci
Commissariat par Marion Vignal
Production executive – Artbox
Remerciements – Alex Simorre

 

 

 

 

Vidéo de l’exposition
©Cedille Studio

Les partenaires
Académie des beaux-arts

L’Académie des beaux-arts, l’une des cinq académies composant l’Institut de France, encourage la création artistique dans toutes ses formes d’expression par l’organisation de concours, l’attribution de prix, le financement de résidences d’artistes, l’octroi de subventions et veille à la défense du patrimoine culturel français. Afin de mener à bien ces missions, l’Académie des beaux-arts gère son patrimoine constitué de dons et legs ainsi que d’importantes fondations culturelles telles que le Musée Marmottan Monet (Paris), la Maison et les jardins de Claude Monet (Giverny) ou la Villa Ephrussi de Rothschild (Saint-Jean-Cap-Ferrat).

 

academiedesbeauxarts.fr
@academiedesbeauxarts

Conseil économique social et environnemental

Trait d’union entre les pouvoirs publics et la société civile, le Conseil économique, social et environnemental œuvre auprès du Gouvernement et du Parlement dans l’élaboration des lois et des politiques publiques. Il fait partie, avec l’Assemblée Nationale et le Sénat, des trois Assemblées citées dans la Constitution et fait office de chambre de participation citoyenne. Il a pour rôle d’éclairer la décision publique et de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Depuis 1959, le CESE siège au Palais d’Iéna, chef d’œuvre d’architecture moderne classé Monument Historique, conçu en 1939 par Auguste Perret en tant que Musée des Travaux Publics.

 

lecese.fr
@cese_officiel

Mobilier national

Soutien des métiers d’art et de la création depuis le XVIIe siècle, le Mobilier national a pour mission d’assurer la conservation et la restauration de ses collections uniques au monde, de perpétuer et de transmettre des savoir-faire exceptionnels. Haut lieu de patrimoine, l’institution est aussi un acteur majeur de la création contemporaine et de la promotion des arts décoratifs à la française. Le Mobilier national est un établissement public administratif rattaché au ministère de la Culture. Il est installé à Paris, depuis 1937, dans un bâtiment construit par Auguste Perret sur les anciens jardins de la Manufacture des Gobelins.

 

mobiliernational.culture.gouv.fr
@mobiliernational

Association Auguste Perret

Fondée en 1963 par les derniers élèves d’Auguste Perret, l’association Auguste Perret, présidée par Christiane Schmuckle-Mollard, est constituée d’architectes urbanistes, de spécialistes des Monuments Historiques et du patrimoine du XXème siècle et d’historiens de l’architecture. Elle veille à la préservation et la conservation de l’appartement privé du 51, rue Raynouard à Paris où vécut Auguste Perret et son épouse de 1932 à leurs disparitions et participe à valoriser l’œuvre d’Auguste Perret et son héritage, par des expositions et des conférences. Ce chef d’œuvre Art Déco classé Monument Historique appartient depuis 2022 à la Fondation Auguste Perret – Académie des beaux-arts.

SPIE

La division Tertiaire de SPIE Industrie & Tertiaire, filiale de SPIE France, intervient aux côtés de ses clients en proposant un haut niveau d’expertises dédiées à l’intelligence du bâtiment et à sa performance. Acteur incontournable de son secteur, la division Tertiaire œuvre chaque jour pour favoriser les nouveaux usages. En contribuant à rendre les bâtiments intelligents, humains et interconnectés,ses 3 200 collaborateurs améliorent le confort et le bien être des occupants tout en réduisant l’impact carbone de leur environnement. Grâce à son réseau de 90 implantations de proximité, son organisation nationale permet de capitaliser sur la richesse de ses savoir-faire pour toujours mieux répondre aux attentes de ses clients.

 

spie.com

Métaphores

Précurseur dans le tissage et l’édition d’étoffes pour la décoration intérieure, Métaphores est une marque inspirante et contemporaine reconnue, rattachée à la filière textile Hermès. Signature française par excellence, Métaphores fédère les savoir-faire centenaires de Verel de Belval pour les soieries d’ameublement et Le Crin pour le tissage manuel du crin, ainsi que la maîtrise des matières textiles d’une inventivité sensorielle et visuelle remarquables. Les étoffes Métaphores naissent d’une subtile alchimie entre la matière, l’histoire et le geste, soutenue par le choix rigoureux de ses partenaires et la sélection de ses matières premières. Une démarche de développement durable globale qui oriente les collections vers un plus faible impact environnemental.

 

metaphores.com
@metaphores

Castor

Depuis l’ouverture de son atelier-fleurs en 2017 dans une cour apaisée du Marais parisien, Louis-Géraud Castor cultive l’esprit qui l’a guidé pendant quinze ans alors qu’il était marchand d’art et d’antiquités : toujours rechercher le beau et le transmettre dans son essentielle expression. Son matériel naturel est une palette avec laquelle il retrouve les racines de ces courants d’art qu’il admire: les couleurs, comme les Primitifs Hollandais ; la texture, à la manière de Jean-Michel Frank ; la main visible, celle de l’artisan. Il envisage une composition comme un objet-tandem, vivant et changeant. A la fois geste de l’élégance française et œuvre partiellement éphémère, le vase n’est plus un contenant mais le prolongement du vivant, un élément qu’il choisit aujourd’hui auprès d’artistes contemporains comme Mathilde Martin, Alana Wilson ou Denis Polge. A l’ornemental et l’ostentatoire, cet artisan engagé préfère l’exigence de la fraîcheur et de la saisonnalité. Chaque choix devient symbole du vivant et du vécu. Louis-Géraud Castor s’inscrit dans une démarche raisonnée où la fleur redevient un produit luxueux par le soin apporté à une production respectueuse de la terre et de ses rythmes.

 

@castorfleuriste

Photos : ©Jérémie Léon

L'Appartement d’Auguste Perret

15 – 23 octobre 2022